jeudi 11 février 2010

A la limite de la contrefaçon

Souvenez-vous, il y a de cela un peu plus d'un mois, j'avais posté un article, "Navelles mourques".
(à voir ici)

Un petit jeune que j'avais aperçu dans le MRT, qui portait un charmant gilet "Pamu".
Déjà pas mal, la contrefaçon...

Mais à Xiamen, j'ai encore vu mieux !


















(Photo prise le 30 janvier)


Je me promenais avec Lina dans les rues de la ville, il était près de 22h. Je me suis arrêté d'un coup, trouvant ce que j'avais sous les yeux trop drôle.
"Clio Coddle". Avec un pseudo logo "Lacoste".
Ce qu'il faut savoir, c'est que Clio Coddle est en fait la contre-marque de la contre-marque de "Lacoste".
Il existe encore un petit reptile, son nom ?
"Crocodile", tout simplement.

Il y a donc le Grand père "Lacoste", puis le Papa "Crocodile", et enfin le petit dernier, le plus nase de tous, "Clio Coddle".

Voulez encore plus ridicule ? 
Très bien, très bien...


















(Photo prise le 31 janvier)


Plus chou que "Playboy", non ?

Le plus amusant, c'est que les magasins "Clio coddle" et "Pearlboy" prospèrent, et l'on en croise un peu partout.
Et le prix n'est pas franchement avantageux... 

Petite mise au point : sachez faire la différence entre contre-marques et contrefaçons !
Une contre-marque est une marque qui vise à contrer une marque leader en l’imitant, en flirtant à la limite de la contrefaçon. 
La contrefaçon est donc totalement illégale, au contraire de la contre-marque.

7 commentaires:

P a dit…

Excellent !
Quel humour ces Asiatiques !
De quoi rire jaune pour le créateur français de la marque...
(oui, je sais, elle est facile)

Thomas a dit…

Sont forts, hein ?

Et n'empêche que ta blague n'est pas mal :)

P a dit…

Merci...
mais ton article est meilleur que mon humour !

Thomas a dit…

Merci :D

laura a dit…

J'ai bien rigoler. Moi je vis en Suisse, je suis étudiante en master in International Business development et je fais justement une étude sur la propriété intellectuelle à taiwan et je connnais une personne qui fait un doctorat rien sur les formes de contrefaçon dans ce pays. TRop marrant la contre-marque de playboy...

En fait, j'en profite pour te poser une question: avec mon étude, j'ai cherché à envoyer un questionnaire par e-mail à 700 entreprises taiwanaises (avec pour elles la possibilité de le remplir en ligne en 5 ou 10 minutes), je n'ai reçu que deux réponses. Pourtant cette étude est partenaire avec les Nations Unies. le questionnaire a été envoyé en anglais. POurquoi n'avons nous pas eu de réponse d'après toi, il nous en aurait fallu que 35... j'aimerais biena voir l'avis de quelqu'un qui est sur Taiwan.


Se serait super si tu pouvais me répondre.

Laura

Thomas a dit…

Hello Laura !

(Bienvenue sur le blog)

Quant a ta question... C'est un peu dur de répondre.
C'est vrai qu'en ayant envoyé 700 messages, tu aurais du avoir au moins quelques réponses (supérieures a 2, j'entends).
Alors pourquoi un tel résultat...
Quelles genres de questions étaient posées ?
Certaines entreprises (de moyennes ou petites tailles) n'ont peut-être tout simplement pas de service "anglais".
Autrement, cela n'entrait peut-être pas dans leur programme de répondre a un tel questionnaire ?
Ces entreprises ne trouvaient peut-être aucun intérêt a y répondre.

Mais ce ne sont que des suppositions...
Sur place, les Taiwanais paraissent très ouverts sur l'Occident.

Huuum... Les messages n'ont peut-être tout simplement pas été bien envoyés ?? (Je plaisante)

Plus de chances la prochaine fois ?

Bonne continuation a toi, et reviens quand tu veux !

Nicolas a dit…

Laura, à quel type d'entreprises as-tu envoyé ces questionnaires?
Ont-elles été soigneusement sélectionnées ou choisies au hasard?
Car, bien évidemment, les entreprises dont la spécialité est la contrefaçon ne vont pas avoir grand intérêt à répondre...
Peut-être que Thomas pourrait être associé à ce travail, comme un "sherpa" sur place, parlant la langue et pouvant plus facilement s'introduire?