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mercredi 10 février 2010

La forteresse de Hulishan

















A deux pas de la plage, la forteresse de Hulishan est, comme son nom l'indique, un grand bastion de protection militaire de la ville de Xiamen.
De protection ? Mais contre quoi...

Et bien, contre son charmant voisin Taiwan, voyons !
Et plus précisément, Kinmen, qui se trouve juste en face.

Il faut tout de même savoir que les relations entre la Chine et Taiwan n'ont de loin pas toujours été "aussi" pacifiques.
Et, encore aujourd'hui, la Chine a plus de 1400 missiles pointés tout droit vers l'île !

Alors, lorsque la guerre éclata entre Taiwan et le continent, il y a de cela pas mal d'années, je peux vous dire que tous les canons de la forteresse ont servi.























Voici la pièce majeure et fierté de Hulishan. 
Un canon de plus de 13 mètres de long, qui peut atteindre une distance de 16 kilomètres.
Il peut donc aisément toucher Kinmen de plein fouet. 


Sachez que la distance séparant Xiamen de Xiao Kinmen est de pas même 5 kilomètres, et de Xiamen a Kinmen, il y a environ 10 kilomètres...


 Et même s'il n'est plus en activité, le canon est toujours pointé dans sa direction...

















Le même canon, sous un autre angle.

(Photos prises le 30 janvier)

Dans l'art de faire du mal à son prochain, l'Homme atteint des sommets...

mardi 9 février 2010

南普陀寺 (Nanputuosi, Temple de Nanputuo)





















Le temple de Nanputuo, situé au Sud de Xiamen, est l'un des sites les plus touristiques de la ville.
Sa première construction remonte à la dynastie Tang (618-907). Détruit une fois sous la dynastie Ming (1368-1644), il a été reconstruit sous les ordres d'un général, durant le règne de l'Empereur Qing Kangxi (1662-1722).

Ce temple bouddhiste est un vrai plaisir pour les yeux, et une promenade en lui-même.
L'ensemble du temple donne des impressions de jardin, ou l'on peut passer de zones très agitées comme l'avant des "chapelles" à prières, à des coins bien plus tranquilles où, subitement, le silence est total.






















Le parfum de l'encens fait directement partie de l'ambiance du lieu, englobant l'atmosphère.























L'on croise tous types de personnes ici, du touriste (croyant ou non) à l'habitant du coin, enfant, adulte ou vieillard.






















Ci-dessus, une jeune fille essaie tant bien que mal de placer une pièce de monnaie dans l'un des trous de la tour. 
Réussir doit porter chance.
Je suis resté quelques minutes à la regarder faire, et malheureusement, lorsque je suis parti, la pièce était toujours par terre ou dans sa main.


















L'arrière du temple se trouve entre les arbres, la nature est partout.

(Photos prises le 30 janvier)

mercredi 16 décembre 2009

Un même langage, une façon d'écrire différente

Une des différences notoires entre Taiwan et la Chine, outre de grandes différences politiques (plus tout le reste), c'est l'écriture.


Depuis de très nombreuses années, la Chine (en majorité), a perdu une de ses traditions les plus importantes, préservée à Taiwan depuis le commencement de son histoire.
Désormais, les chinois n'utilisent plus que ce que l'on appelle le chinois simplifié. 
Et à Taiwan, l'on continue a utiliser le chinois traditionnel.


En France, j'ai étudié le chinois simplifié, puisque nos cours étaient accès vers la Chine plus que vers Taiwan.


Voila pourquoi les premières semaines ici ont été quelques peu perturbantes, puisque nombre des caractères que j'avais déjà appris se retrouvaient différents à Taiwan.


Malgré certains caractères identiques (des exemples précis viendront par la suite), il est très difficile, voire impossible, de lire le chinois traditionnel si l'on n'a appris que le chinois simplifié.
Alors que, au contraire, les Taiwanais, même s'ils ne peuvent pas lire tous les caractères simplifiés, peuvent presqu'à coup sûr comprendre le sens global d'un texte ou d'un écrit en simplifié.


Bien évidemment plus "difficile" à apprendre (d'où l'emploi de "simplifié" pour le chinois écrit en Chine), le chinois traditionnel est bien plus intéressant pour comprendre l'évolution et la signification des caractères.


En simplifié, et bien c'est plus simple (vraiment ?), mais l'on perd en histoire et en tradition.


Par exemple.


Le caractère "foyer" (j'entends par là la maison, l'endroit où l'on vit) s'écrit comme cela : 家 (jia)
C'est le même caractère en chinois traditionnel qu'en chinois simplifié.


C'est un "toit" qui abrite un "cochon", le cochon étant un animal très important dans la culture chinoise.


Cependant, le caractère "cochon" en chinois simplifié s'écrit comme ceci (et se prononce zhu) : 猪 alors qu'en chinois traditionnel, il s'écrit comme cela : 豬
En chinois traditionnel, bien qu'écrit un peu différemment, on retrouve le même "cochon" que dans le caractère "foyer" : 豬 (la partie de gauche) --> 家


Mais en chinois simplifié, le caractère "cochon" s'écrit bien différemment, et l'on perd donc en compréhension...


Voici quelques autres exemples des différences que l'on peut rencontrer entre le chinois traditionnel et le chinois simplifié.
Ces différences ne se situent qu'à l'écrit, car la prononciation est bien la même.


Aimer (Aï) :  
愛 (chinois traditionnel)  
爱 (chinois simplifié)


Semaine (Li baï) : 
 禮拜 (chinois traditionnel) 
 礼拜 (chinois simplifié)


Identique (Yi yang) :  
一樣 (chinois traditionnel)
一样 (chinois simplifié)


Aucun problème ! (Mei guan xi) :

 沒關係 (chinois traditionnel) 
 没关系 (chinois simplifié)


Évidemment, la liste est trèèèèèès  longue et je ne peux pas tout mettre ici. C'est juste un petit aperçu.
Et ces exemples sont donnés pour vous montrer la différence "simplifié"/"traditionnel" plus que pour vous faire apprendre quelque chose en chinois.
Mais cela viendra ! Avec de sublimes vidéos, grâce auxquelles vous pourrez répéter encore et encore les mots, jusqu'à obtenir une prononciation parfaite !


L'écriture est sans aucun doute la partie la plus complexe et la plus difficile a apprendre.
Le chinois est cependant (et je mets quiconque a réellement appris le chinois au défi de dire le contraire) une langue bien plus facile a apprendre qu'on peut le supposer.


Une grammaire simple, pas de règles de conjugaisons ni d'orthographe,...
Le seul problème, c'est le vocabulaire ! (et même si je peux comprendre beaucoup et que je peux parler normalement, je suis encore loin de pouvoir m'exprimer réellement, l'expression de sentiments complexes n'est, par exemple, pas encore de mon niveau!)


Une petite invitation à tout le monde : mettez-vous au chinois, c'est une langue merveilleuse, et l'on prend plaisir à l'apprendre (pour peu que l'on soit un minimum intéressé...).


Maintenant, il faut que je me mette à la traduction de mon sketch pour... samedi !
Il est encore en anglais... 
C'est une histoire passionnante, émouvante, des échanges profonds entre deux personnages (ou pas...).
Le tout qui se finit par une petite danse absolument merveilleuse (comme toutes les précédentes).


jeudi 8 octobre 2009

La voie du pied et du poing

Le taekwendo, ou la "voie du pied et du poing", est un art martial coréen, existant déjà bien avant le Moyen-Age. De nombreuses écoles l'enseignaient, comme l'école Subak, Subakhi, ou encore Taekkyeon.

Officiellement, le Taekwendo n'est réellement né qu'en 1955, après un long travail de développement et d'unification des différentes écoles d'arts martiaux coréennes.
Un homme participa très largement à sa création, le général Choi Hong-Hi.

4 ans plus tard, en 1959, le Taekwendo fut découvert à Taiwan, qui l'adopta et en fit l'un des arts martiaux les plus populaires de l'île.
(Le Kung-Fu est aussi présent, quoi que moins pratiqué il me semble.)

Bien plus qu'un art martial, le Taekwendo peut être considéré comme un véritable art de vie.

Cette discipline m'intéressait depuis longtemps.
Après un échec en Judo étant plus jeune, je souhaitais renouer avec les arts martiaux, sans arriver à me décider lequel choisir.
De plus, je trouve que les écoles en France ne respectent pas les lois fondamentales des arts martiaux.
Il n'y pas de véritable respect, de réelle concentration, etc...

En venant en Occident, ils ont perdu ce pour quoi ils ont été inventés.

Mais à Taiwan, et sans aucun doute en Chine, en Corée, etc, ces arts restent "véridiques".

Un cours m'a suffi pour le savoir.

Et oui, j'ai commencé l'initation du Taekwendo !
Une leçon pour le moment, bientôt une deuxième, dès demain.

Deux cours par semaine, 1h30 chacun. Des vrais cours.

Et cela me plaît, bien plus encore que je ne le pensais.

C'est loin d'être facile, et ma piètre souplesse n'est pas un avantage !!
(Avec la danse, le Taekwendo, une compet' d'athlé bientôt, je vais m'améliorer, sûr!)

Pour le moment, j'ai appris deux coups de pieds différents.

- "Jian Di", coup de pied en avant,

- "Shuen Di", coup de pied sur le côté (à force de m'entraîner, ma hanche souffre un pitit peu maintenant...)

Ces deux coups, et sûrement tous les autres, s'effectuent en trois 4 temps.
Une préparation (levée du pied), l'attaque elle-même (le coup part violemment), le retour au même niveau que la preparation, puis enfin,l'on repose le pied au sol.

L'attaque et le retour doivent s'effectuer plus rapidement que les deux autres "temps".

Les autres élèves sont plutôt impressionnants.

L'un d'entre eux est tout jeune, peut-être une dizaine d'années. Il est vraiment tout petit, mais il saute et enchaîne les coups à une vitesse incroyable. Sans parler de son énergie...


Une nouvelle expérience très enrichissante pour moi a donc commencé, et j'ai hâte de continuer.

Mon Kimono est légèrement trop grand pour moi, que ce soit les manches du pantalon ou de la, euuuh... veste? (Je ne sais pas comment l'on appelle la pièce de vêtement pour le haut du corps...).

Je vous ferai découvrir tout cela en image, lorsque j'aurai des photos intéressantes... et du temps !!

(Article écrit a la bibliotheque du lycée.)

mercredi 7 octobre 2009

Taiwan, Kesako, partie 2

A regarder dans l'ordre bien sûr.

Ce qui suit est donc la video numero 2!








Glissez jusqu'au message précédent pour decouvrir la vidéo numero 1, ou cliquez ici.

Taiwan, Kesako ?

En attendant mes prochains articles (avec photos !) sur mon environnement actuel, voici de quoi apprendre plein de choses à propos de Taiwan !







vendredi 4 septembre 2009

Un peu d'histoire ?

Depuis le début de mon séjour à Kinmen, j'étais passablement troublé par quelque chose...

La date.

En effet, partout, l'année 98 apparaît...
Pour nous, 98, bin, c'est il y a11 ans...
Un jour, j'ai ouvert le frigo pour chercher du lait. Par pure vérification, j'ai regardé la date de consommation et... j'ai bondi en arrière ! L'année qui figurait sur le bouchon était l'annee 98 !

Ouah, un lait qui a 11 ans, faut le faire quand même !!

Je trouvais cela légèrement impossible, mais reposait le lait gentiment dans le frigo (ne prenons pas de risques).

Pis j'ai finalement compris, ou plutôt Blue m'a appris, qu'à Taiwan le calendrier n'était pas le même que celui que nous utilisons nous. Ou tout du moins, il y a en a un autre.
Il a commence en 1911, date à laquelle l'empire Qing est tombé, et début de la République. Debut du ROC donc.

D'ailleurs, une petite photo pour illustrer tout ceci.





Mon petit cours perso, par BLue note dans le livre de... Maths je crois !

Ainsi donc 2009 (notre année) - 1911 (leur debut de calendrier) = 98 !

Le même calcul me permet de vous certifier que je suis né en l'an (de grâce) 82. Intéressant n'est-ce pas ?

Vous pouvez dès à present faire de même, grâce à ce petit calcul très simple :
(votre année de naissance) - 1911 (soit le début du calendrier taiwanais) = ?? (votre année de naissance dans le calendrier taiwanais)

C'est pas trop génial ça ??

Alors, à vos calculettes, stylos et papiers, ou encore jolies petites têtes !