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samedi 10 avril 2010

Drama à la taiwanaise

Fans d'histoires tristes, les Taiwanais se plongent dans de nombreuses séries télé dramatiques dont les épisodes se succèdent environ tous les jours.

Il y a des dizaines et des dizaines d'histoires différentes, bien que l'intrigue soit toujours très proche.
Bin oui, un drama, tout le monde pleure, les histoires de coeur sont toujours compliquées, la jalousie fait parfois son entrée, mais on finit toujours par s'en sortir... plus ou moins.



Pour ma part, je n'étais pas intéressé du tout par ce genre de choses, et pour cause...
C'est quand même un peu ridicule.
L'histoire est courue d'avance, la plupart des acteurs font très amateurs et la technique de filmage, la musique et parfois certains bruitages, sont un peu... Comment dire. Étonnants.

Il m'arrivait parfois de regarder quelques minutes lorsque ma mère d'accueil regardait la télé et je la surprenais en racontant ce qui allait arriver quelques secondes après ce qui était en train de se passer. 
Du genre, celui-là va mourir, ceux-là vont s'engueuler méchamment et elle va lui donner une baffe, etc...
C'est couru d'avance, mais pourtant, les Taiwanais ne semblent pas s'en apercevoir.

Autre point très amusant (que je constate par exemple à chaque fois que je vais voir le médecin chinois car il y a la télé pour les gens qui attendent).
Voir les larmes emplir les yeux des dames de tous âges lors des passages particulièrement tristes, c'est trop pour moi, et je n'arrive pas à réprimer un sourire. 



Pourtant, j'ai "découvert" un drama il y a quelques temps, et en fait, ça me "plaît bien" !! (rires)
Le point le plus important dans tout cela, pas vraiment que je m'intéresse à l'histoire, mais regarder des dramas est un très bon moyen de progresser en chinois, en compréhension et en rapidité visuelle car toutes les séries taiwanaises sont sous-titrées. (Version chinois + sous-titres chinois donc.)
J'ai choisi l'un des plus regardables que je connaisse, et regarde quelques épisodes de temps en temps à la télé.
Et, aidé par mon très charmant frère d'accueil (ce mec est absolument génial !), j'ai trouvé tous les épisodes sur Youtube ! Tataaa !



Voila donc que je peux vous montrer un petit échantillon !!

Le titre, 青梅竹馬 (qing mei zhu ma) est un "idiome" chinois pour parler d'amis (une fille et un garçon) qui grandissent ensemble.
Des amis d'enfance entre qui cela va devenir très vite plus que de l'amitié.
Mais évidemment, leur relation est bien compliquée. Larmes et bonheur vont se succéder tour à tour  durant les quelque 78 épisodes qui existent déjà.

D'après la traduction sur le site "Chine-nouvelle", 青梅竹馬 veut dire "jeux d'enfance innocents entre un garçon et une fille". Vraiment dur d'expliquer les idiomes chinoises... 



Et voici la première partie du tout premier épisode ! (que je n'ai pas vu intégralement...)
Vous verrez, c'est très.... différent.





Ce qui suit est la première partie de l'un des derniers épisodes parus.



Bientôt, d'autres types de séries populaires à Taiwan !

jeudi 25 mars 2010

當兵學歷太低的結果...

"Ce qui arrive à un soldat sans niveau d'éducation..."

"What's going on for a non-graduate soldier..."


Je vous propose de découvrir une petite histoire drôle (et vraie) de Kinmen, histoire que j'ai étudiée en cours de chinois.
Entre les parenthèses, ce sont mes propres mots et/ou idées qui vous aideront, je l'espère, à mieux comprendre cette histoire un peu compliquée.

Enfin, comme petite introduction, il faut savoir que le narrateur parle des années de guerre  à Kinmen contre la Chine, lorsque l'île "accueillait" des dizaines de milliers de soldats.


This is a nice little (and true) story from Kinmen's soldiers, a long time ago, during the war against China.




這是我當兵時,我同梯遇到的真人真事


由於事情太過慘烈


我在退伍多年之後才敢說出這段往事 


C'était pendant mon service militaire, la vraie histoire de mon "compagnon".
Cette histoire est tellement tragique qu'il m'a fallu être retiré de l'armée depuis de nombreuses années pour enfin pouvoir vous la raconter.

It was during my military service, the true story of my companion.
This story is so tragic that I had to wait many years after being retired from the army to write it.




當時我同梯抽中了金門


新兵到外島除了忍受思鄉之苦外
還要面對陌生的環境
以及住在骯髒潮濕的坑道裡
身心都受到了極大的折磨 


Pour son service militaire, mon compagnon avait "pioché" Kinmen.
Outre endurer le mal du pays, les nouveaux soldats devaient faire face au nouvel environnement et vivre dans des tunnels sales et humides.


C'était une immense torture pour le corps (esprit, santé).


For his military service, my companion picked Kinmen.
Besides missing home, the new soldiers had to face against the new environnement and live in a dirty, humid tunnel.
It was a huge torture for them.




該連的連長簡直慘無人道


當時我同梯跟幾位新兵一起去見連長
連長照例詢問各人學歷及專長
前幾位都是大學生
沒什麼問題


De plus, le commandant de la compagnie était d'une médiocre humanité. 
(Drole de phrase, je l'avoue, mais c'est très dur de bien traduire...)
Pendant son service, mon compagnon et quelques nouveaux soldats sont allés voir le commandant.
Celui-ci, respectueux des règles, demanda aux soldats quels étaient leur niveau d'éducation et leur niveau d'expertise.
Les premiers étaient tous des étudiants, 
il n'y avait donc aucun problème.

Plus, the company commander had no humanity. 
During his service, my companion and some new soldiers went to see the commander.
This one, according to the rules, asked the soldiers what was their education level and personnal skills.
The first soldiers was all students from the university, 
so no problem.


到了最後一位時


連長問 : 什麼學歷


Arrivé au dernier (soldat), le commandant demanda : Quel niveau (d'éducation) ?

When the turn of the last one came
the commander asked : which level ?




兵 : 國中沒畢業


那你會什麼 


報告 ! 都不會


此時連長怒了 


Le soldat : Je ne suis pas diplômé (pas fini l'école).
(le commandant :) Alors, que sais-tu faire ?
(le soldat :) Chef ! Je ne sais rien faire.
Cet événement provoqua la colère du commandant.

The soldier : I didn't graduate.
(The commander :) So, what can you do ?
(The soldier :) I can't do anything, Sir !

This event caused the commander's anger.





說 : 排長 ! 這個帶去關廁所
在場所有人心中一沉
(還好有讀書,不然就要被關廁所了)


Il dit : "Peloton" ! Emmenez celui-ci dans les toilettes ! (enfermez-le dedans...)
Le coeur des soldats a alors sombré au plus profond des abîmes. (liberté de traduction...)


He said : Platoon ! Take this guy and shut him up on the toilets !


Soldier's heart deeply sank (I don't know if that means anything in english...)





只見那個兵幾乎快暈倒了


連長還是無動於衷


Le soldat en question était alors en train de s'effondrer, mais cela laissa le commandant de marbre.

The other soldier was distraught about the news,
but the commander was still insensitive.




從那天起


我同梯再也沒有見過那個兵
連廁所裡也找不到他的影子




Depuis ce jour, mon compagnon n'a jamais revu ce soldat, même en cherchant dans les toilettes.

Since this day,
My companion never saw the soldier again,

even searching on the toilets.





..............過了很久的分格線...............




Apres fort fort longtemps...


After a very very long time...





我同梯終於鼓起勇氣
問連上的學長
為什麼只有國中畢業的學歷就要被關廁所


Mon compagnon a finalement pris son courage a deux mains et a demandé au mentor de la compagnie (militaire) pourquoi seuls les non-gradés sont enfermés dans les toilettes (faut comprendre qu'il avait un peu peur de se faire enfermer lui-même hein !)

My companion finally took all his courage 
and asked the mentor
why only the non-graduate soldiers are shut up  on the toilets (he was really afraid asking that).




學長回答


阿什麼都不會 去關廁所很正常阿
同梯嚇一跳 (還好我會打電腦)
學長說 :




Il répondit :
Bin, si tu sais rien faire, aller se faire enfermer dans les toilettes, c'est normal, hein ! (le 阿 peut être un bon équivalent de notre "bin, hein,...")
Mon compagnon sursauta de peur (encore heureux que je sache encore utiliser un ordinateur, dit le narrateur).
Le "mentor"  dit alors :

The mentor said :
Well, if you can't do anything, be shut up on the toilets, it's normal !
My companion was terrified (At least, I'm happy i know how to use a computer, said the narrator)
The mentor :





”觀測所” 很涼啦 ! 很多老兵想去都沒得去呢 !


Guan ce suo (poste d'observation) ! mais c'est super cool ! Beaucoup de vieux soldats veulent y aller et ne peuvent pas !

Guan ce sui (observatory) ! It's really nice ! A lot of old soldiers want to go there, and can't even go !



Le côté humoristique de cette histoire est donc basé sur un quiproquo, un jeu de mots !

En effet, si vous regardez bien on ne parle pas du même "guan ce suo". Le soldat du début pense à "關廁所"
alors qu'il s'agit de ”觀測所".
Le premier signifie être enfermé dans les chiottes, le deuxième "poste d'observation".

D'ailleurs pour la petite histoire, on parle du poste d'observation du nord-ouest de Kinmen, celui de "馬山" (Ma shan, la montagne du cheval), qui sera le sujet d'un prochain article !

This story is a pun !

"關廁所" and "觀測所" have the same prononciation but not the same meaning !
The first one is "be shut on the toilets" (as the companion thought) and the second is "observatory".

The observatory in this story truly exists in Kinmen, and is located on the "馬山" (Ma shan, the mountain of the horse).

dimanche 14 mars 2010

Evolution

Les premiers caractères chinois sont apparus il y a très longtemps (dans une galaxie très lointaine ?).
Les plus vieux dateraient d'il y a 2000, voire 3000 ans. 
Depuis ce temps, ils se sont transformés, ont évolué. 

Des premiers caractères sur os d'animaux jusqu'aux caractères simplifiés, c'est une longue histoire qui s'est écrite petit à petit, de siècle en siècle.

Je vous propose de découvrir quelques exemples de ces évolutions.

En gros sont les anciens caractères, les petits sont les actuels simplifiés, que l'on trouve donc en Chine (différents de ceux de Taiwan, qui utilisent les caractères traditionnels).






















Jia, 
Maison, foyer.
























Nian,
Année.























Men,
Porte.






















Shui, 
Eau.


Ces photos ont été prises dans un parc de Xiamen (que je vous ferai découvrir plus tard), le 2 mars.

mardi 23 février 2010

Back To School

Les vacances sont finies, ici, mais en Alsace aussi !

A ce stade de la journée, je plains mes amis français qui sont peut-être encore en cours, et je me plains moi-même, de devoir retourner au lycée.
Qu'est-ce que c'est fatiguaaaant :D

Mais il me reste tout de même pas mal de temps libre (après les cours) et puisque c'est jamais la folie niveau activités à l'extérieur, bin je vais continuer et finir les photos très vite.
On pourra alors tous ensemble revenir dans le temps, pendant les vacances...

好酷!! ("Hao Ku", trop cool !)

Et puis si c'est pas trop bien, vous venez d'apprendre une expression très utile en chinois. Le pouce levé vers le haut tout en disant ces deux mots, vous pouvez l'utiliser partout, presque tout le temps !
Bon amusement.

Sur ce, ce message était aussi fait pour vous dire que je suis toujours en vie même si cela ne se voit pas trop sur le blog...
Et que je reviens le plus vite possible avec des articles (encore plus) intéressants.

Bon courage tout le monde...

mercredi 16 décembre 2009

Un même langage, une façon d'écrire différente

Une des différences notoires entre Taiwan et la Chine, outre de grandes différences politiques (plus tout le reste), c'est l'écriture.


Depuis de très nombreuses années, la Chine (en majorité), a perdu une de ses traditions les plus importantes, préservée à Taiwan depuis le commencement de son histoire.
Désormais, les chinois n'utilisent plus que ce que l'on appelle le chinois simplifié. 
Et à Taiwan, l'on continue a utiliser le chinois traditionnel.


En France, j'ai étudié le chinois simplifié, puisque nos cours étaient accès vers la Chine plus que vers Taiwan.


Voila pourquoi les premières semaines ici ont été quelques peu perturbantes, puisque nombre des caractères que j'avais déjà appris se retrouvaient différents à Taiwan.


Malgré certains caractères identiques (des exemples précis viendront par la suite), il est très difficile, voire impossible, de lire le chinois traditionnel si l'on n'a appris que le chinois simplifié.
Alors que, au contraire, les Taiwanais, même s'ils ne peuvent pas lire tous les caractères simplifiés, peuvent presqu'à coup sûr comprendre le sens global d'un texte ou d'un écrit en simplifié.


Bien évidemment plus "difficile" à apprendre (d'où l'emploi de "simplifié" pour le chinois écrit en Chine), le chinois traditionnel est bien plus intéressant pour comprendre l'évolution et la signification des caractères.


En simplifié, et bien c'est plus simple (vraiment ?), mais l'on perd en histoire et en tradition.


Par exemple.


Le caractère "foyer" (j'entends par là la maison, l'endroit où l'on vit) s'écrit comme cela : 家 (jia)
C'est le même caractère en chinois traditionnel qu'en chinois simplifié.


C'est un "toit" qui abrite un "cochon", le cochon étant un animal très important dans la culture chinoise.


Cependant, le caractère "cochon" en chinois simplifié s'écrit comme ceci (et se prononce zhu) : 猪 alors qu'en chinois traditionnel, il s'écrit comme cela : 豬
En chinois traditionnel, bien qu'écrit un peu différemment, on retrouve le même "cochon" que dans le caractère "foyer" : 豬 (la partie de gauche) --> 家


Mais en chinois simplifié, le caractère "cochon" s'écrit bien différemment, et l'on perd donc en compréhension...


Voici quelques autres exemples des différences que l'on peut rencontrer entre le chinois traditionnel et le chinois simplifié.
Ces différences ne se situent qu'à l'écrit, car la prononciation est bien la même.


Aimer (Aï) :  
愛 (chinois traditionnel)  
爱 (chinois simplifié)


Semaine (Li baï) : 
 禮拜 (chinois traditionnel) 
 礼拜 (chinois simplifié)


Identique (Yi yang) :  
一樣 (chinois traditionnel)
一样 (chinois simplifié)


Aucun problème ! (Mei guan xi) :

 沒關係 (chinois traditionnel) 
 没关系 (chinois simplifié)


Évidemment, la liste est trèèèèèès  longue et je ne peux pas tout mettre ici. C'est juste un petit aperçu.
Et ces exemples sont donnés pour vous montrer la différence "simplifié"/"traditionnel" plus que pour vous faire apprendre quelque chose en chinois.
Mais cela viendra ! Avec de sublimes vidéos, grâce auxquelles vous pourrez répéter encore et encore les mots, jusqu'à obtenir une prononciation parfaite !


L'écriture est sans aucun doute la partie la plus complexe et la plus difficile a apprendre.
Le chinois est cependant (et je mets quiconque a réellement appris le chinois au défi de dire le contraire) une langue bien plus facile a apprendre qu'on peut le supposer.


Une grammaire simple, pas de règles de conjugaisons ni d'orthographe,...
Le seul problème, c'est le vocabulaire ! (et même si je peux comprendre beaucoup et que je peux parler normalement, je suis encore loin de pouvoir m'exprimer réellement, l'expression de sentiments complexes n'est, par exemple, pas encore de mon niveau!)


Une petite invitation à tout le monde : mettez-vous au chinois, c'est une langue merveilleuse, et l'on prend plaisir à l'apprendre (pour peu que l'on soit un minimum intéressé...).


Maintenant, il faut que je me mette à la traduction de mon sketch pour... samedi !
Il est encore en anglais... 
C'est une histoire passionnante, émouvante, des échanges profonds entre deux personnages (ou pas...).
Le tout qui se finit par une petite danse absolument merveilleuse (comme toutes les précédentes).


mardi 17 novembre 2009

Au revoir Kaohsiung... et bonjour Tainan !

Alors que sonnait la fin d'après-midi en ce 16 Octobre, se terminait aussi mon escapade à Kaohsiung... pour reprendre de plus belle à Tainan !

M. et Mme Hsing nous ont accompagnés, Lina et moi, jusqu'à la gare, et Mme jusque dans le bon train.
Un bon exemple de la souplesse (pour certaines choses) et de la sympathie des taiwanais : Mme Hsing n'avait pas de billet de train, mais une rapide explication avec le contrôleur à l'entrée des "départs" lui permit de nous accompagner jusqu'au bout, pour s'assurer que nous prendrions le bon.
C'était un peu étrange de les quitter, 1 jour n'avait pas été suffisant...

Jusqu'à l'extrême fin, ils ont été vraiment adorables, puisqu'ils nous ont offert les billets de train.

A peine installé, la valise dans le porte-bagages et mes fesses posées, que je me rends compte que je ne sais absolument pas où est mon billet. Un peu embêtant...
Pas dans ma poche droite, pas dans ma poche gauche (mais plein d'autres trucs par contre...). Pas même dans mes poches de veste...
Bon, pas de panique. Je sors tout ce qui se trouvait dans mes poches et fais le tri. Aaah, finalement, il est bien la ! *Ouuf*

Certains regards se tournent vers nous, Lina et moi étions les seuls étrangers dans le train (du moins dans notre wagon).

Un voyage rapide, puisqu'une demi-heure plus tard, nous sommes arrivés en gare de Tainan (sans la rater, grande crainte de Mme Hsing).

Il y avait beaucoup de monde à ce moment-là, les gens sortaient du boulot, rentraient dans leur famille pour le week-end, etc... Et nous, et bien... Nous attendions.
Et nous attendions quoi ? Notre hôte, tout simplement !
L'an dernier, Jayla, d'un an mon ainé, est allé en Allemagne dans le cadre du Rotary et... dans la ville de Lina.
Du coup, elles sont devenues bonnes amies, et c'est grâce à elle que nous avons pu aller à Taiwan.

Sa mère nous a trouvés quelques minutes plus tard, après quelques conversations téléphoniques et de l'aide obtenue par une taiwanaise qui a pu indiquer où nous nous trouvions exactement.
Elle était seule, sa fille étant encore... en cours. (Vive les cours en Taiwanie !)

La rencontre fut agréable (ça ne peut pas être autrement...). Elle nous donna quartier libre dans un des grands "department store" du centre-ville, en attendant Jayla.
Première vraie séance "shopping" donc ! On trouve de tout, du bien, du très bien, du bizarre aussi... Le tout à des prix beaucoup plus abordables qu'en France.

Environ 1h plus tard, nous nous sommes retrouvés pour partager un repas ensemble. Jayla, sa mère, l'étudiant d'échange qu'ils accueillent, Lina et moi.
Un bon dîner dans un chouette restaurant, qui s'est fini par un..."papier-caillou-ciseaux" à l'enjeu important.

Lorsque les Taiwanais vont au restaurant, il n'est pas acceptable de laisser de la nourriture, il faut toujours la finir (ou à peu près tout du moins).
Il y aura toujours quelqu'un pour terminer les plats.
Mais cette fois-ci, il y en avait vraiment trop, et personne ne voulait finir les assiettes.
Voila pourquoi nous avons joué à "papier-caillou-ciseaux", ou plutôt au "剪刀石頭布" (littéralement ciseaux caillou papier, à prononcer jiandao, shitou, bu), le perdant devant manger ce qui restait de la nourriture.
Puisqu'il restait deux plats... 2 manches de ce jeu magnifique !

Finalement, c'est super amusant... de voir les autres perdre et de tirer une tronche pas possible parce qu'ils doivent encore manger.
Malheureusement, j'ai perdu la 2ème manche !!
(Mais j'ai triché, je n'ai quand même pas mangé...)


Après cette défoulade incontestable, nous nous sommes encore baladés dans le department store le plus proche, et malgré la soirée bien engagée, le monde commençait seulement à affluer. Nous sommes bien loin des magasins strasbourgeois qui ferment à 18h30...

Jayla et sa famille habitent en banlieue de Tainan, à environ 30 minutes en voiture. Forcément, on perd en animation et en grandeur des bâtiments, mais cela reste une grande ville... Disons, plus grande que celles de Kinmen...



















(Photo prise le 16 Octobre a la sortie de la gare)


Comme vous pouvez le constater sur cette photo, les Taiwanais sont des gens très propres, et tous se lavent les mains plutôt deux fois qu'une (merci la Grippe A).


















(Photo prise le 16 Octobre dans le parking d'un des department store)


Petite particularité dans ce parking, comme beaucoup a Tainan d'ailleurs, mais que l'on ne rencontre pas souvent chez nous, les voitures se stationnent sur des élévateurs, ce qui permet de garer plus de voitures.























(Photo prise le 16 Octobre, un échantillon de ce que l'on peut trouver à Focus, l'un des grands department store de la ville)


Les Taiwanais sont absolument fans de "PlayBoy"... Je crois qu'ils ne savent pas bien ce que cela veut réellement dire... On trouve nombre de vêtements de sports, de chaussures, de sacs à mains, enfin bref de tout à l'effigie du joli lapin (rose ici).




Par la suite : des rencontres, des lieux, des photos. (Sérieux !)